Il est 7h30, je descends de l’hôtel pour préparer mon vélo et entrer dans le sas de départ.
Sur le dos, j’ai le dossard 561 (j’ai eu pire

!). J'aperçois Pascal et échange quelques mots avec lui. Muriel n’est pas bien loin, de l’autre côté des barrières, je peux ainsi lui donner mon maillot de corps (presque au dernier moment), j’ai déjà chaud et je sens que la température va continuer à grimper ! 8h, le départ est donné et nous nous précipitons (à 5km/h

) sous le portique. Je commence à avoir l’habitude au bout de 4 participations

Au bout de 2 bornes, au passage du pont sur la Vienne, je suis dans les 200 premiers.
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Limousine 2014.jpg [ 186.47 Kio | Vu 1394 fois ]
Me cherchez pas, y a que des grands devant moi

!!!
A Panazol, au bout de 5 kms, départ réel, les fauves sont lâchés.

Lâchés ? Euh ….. c’est beaucoup dire, car je ne me souviens pas avoir vécu, sur toutes les cyclos que j’ai déjà pu faire, une première heure aussi peu rapide ! La faute peut-être, au vent de face et à la connaissance qu’on les cadors des difficultés du circuit, 2300 m de dénivelé cette année

?! Je suis désormais parmi les cinquante premiers et l’envie me titille d’aller faire un tour devant. Je sens cependant une certaine fatigue depuis une semaine et j’arrive à me contrôler. Bien m’en prend car, au 40ème kilomètre, un panneau de l’organisation, nous indique 4 kms de montée à 4,4 %. Facile

me direz-vous ! Il n’empêche que, au bout de 3 bornes, je décroche

. Trop rapide, trop dur pour moi, je me fais doubler. Je tente bien de prendre des roues, je change de braquets (repasse sur la plaque !!!) mais ne trouve pas la force de relancer. Je prends un grand coup au moral, en me disant que je ne suis pas prêt de réitérer ma perf de l’année dernière. Bref, une grosse déception

!!! Quand, enfin, je parviens en haut de cette côte, les premiers sont loin. La descente qui suit est aussi longue que la montée, avec un autre lâché, nous parvenons à rejoindre un groupe qui nous précède (exceptionnellement, je prendrai beaucoup de plaisir dans toutes les descentes

!). Il est temps car nous enchaînons sur une succession de côtes assez difficiles. Notre groupe est constitué d’une centaine d’unités, car d’autres sont revenus de l’arrière. Le travail est partagé entre ceux qui grimpent et rythment les montées, ceux qui descendent (c'est moi,

je m’éclate !!!) et les rouleurs qui n’ont pas trop de taf, parce que : « Y a pas beaucoup de plat par ici

!!! ».
A la traversée du village d’Eymoutiers, j’en prends plein les mirettes (serais-je devenu un cyclotouriste

???) et me dis que je reviendrai bien passer des vacances dans ce joli coin. Vient l’heure de la séparation des circuits, au 70ème km. Nous ne sommes plus qu’une cinquantaine. Le tempo est régulier, de sorte que je peux continuer à jouer le contemplatif

. Il faut dire que nous aurons longé le Lac de Vassivière pendant une quinzaine de bornes et que le cadre, dans ces conditions de chaleur, se trouve être des plus agréable et rafraichissant.
Mais bon, je ne suis tout de même pas venu « que » pour regarder

! Alors que nous abordons la dernière zone de ravitaillement, ou je ne me serais toujours pas arrêté. Nous nous retrouvons à 3-4 pour caler un tempo, un poil plus soutenu. Arrive donc ce qui doit arriver, la cohésion commence à moins bien fonctionner. 2 cyclos sortent, puis un troisième, et enfin ma pomme qui sort en facteur, en ne sachant pas ce que vont faire les autres. Pendant 2 kms, je reste en chasse patate, les gardant en visu à 200-300m. En me retournant, j’aperçois des renforts. Un jeune et un «sexagénaire » constatais-je lorsqu’ils me rattrapent. Je suis assez sec des efforts fournis et, lorsque le jeune me demande un relais, je refuse ...... poliment

! Malgré ses efforts, le plus âgé ne pouvant lui prêter main forte, il a du mal à opérer la jonction, je m’y colle et parvient à les rejoindre, non sans mal. Il me remercie mais bon, sans lui, nous n’y serions pas arrivés

. Désormais 6, nous commençons à tourner des relais sympas. Cela n’empêche pas 3 autres vaillants de nous reprendre. Nous sommes donc 9 pour aborder la dernière des nombreuses côtes du jour, située à 5 kms de l’arrivée. Je n’ai (presque) plus de jambes et en laisse filer quatre. J’assure néanmoins la montée avec le reste de la troupe derrière moi (dont le doyen qui s'accroche bien !). Au sommet, nous ne voyons plus nos anciens compagnons, je temporise tout en prenant quelques relais. Je repère un gars de ma catégorie d’âge et me positionne derrière lui, de sorte que, je peux lancer le sprint dans l’arrivée en côte et terminer nettement détaché (c'est d'ailleurs toujours le doyen qui arrive derrière moi, il s'est attaché

c'est vrai que j'suis un mec sympa

).
La suite, Muriel me rejoint et après une toilette de chat, et 2-3 bières (pa’sque faut bien s’hydrater

!!!) je passe un coup de fil à Picsou qui nous retrouve pour aller manger. En sortant de table, nous décidons d’aller jeter un petit coup d’œil au classement, avant de reprendre la route pour rentrer. Devant le panneau d’affichage, je ne peux retenir un « P….n, m…e !!!

Je fais encore un podium ! »
Il faut dire que j’avais perdu tout espoir d’un bon placement et que je me faisais une joie de repartir tôt. Au lieu de ça, il fallait attendre plus de 3 heures pour la cérémonie protocolaire, en plein cagnard. Heureusement, Pascal était là afin que je continue à me réhydrater.
Merci, hip …. Pascal

!
Moins bon résultat que l’année précédente, je termine les 161 kms à 34 de moyenne :27ème au scratch (2 places perdues !) et 3ème en catégorie 45-49 ans.